05 juin 2006

Tu sais ce que c'est....


Tu sais ce que c’est...
Une chose en amenant une autre.

Enfin souvent…
Ou bien c’est autre chose, je ne sais pas.

Enfin, si, je sais ça.
Justement ça je sais, oui.

Je peux te raconter si tu veux ? Tu veux ?

On est dans la soirée… — Comment te dire ? — … Une soirée, quoi. Enfin. Ouais.

Une soirée normale quoi. Je veux dire il y a des gens, des filles, des garçons. Ils dansent, ils discutent, ils boivent.

Beaucoup.

Ah mais des conneries sûrement, comme toujours — je sais pas, moi ! Bla, Bla, Bla. Peu importe, ça n’a pas d’importance, Ça. C’est pas ça qui se joue.

Y’a cette fille, tu vois.

Mais si tu vois. Cherche un peu, je suis sûr que tu vois à quoi elle ressemble.

Mais si — tu sais —, c’est cette fille, tu sais, celle que tu as déjà croisée, une fois ou deux. Mais si.

Tu sais celle qui t’as souri comme ça, pour rien, alors que tu lui avais rien demandé, bordel de merde. Celle à qui tu as parlé une fois peut-être. Sans rien en attendre — À moins que ce soit elle ? enfin peu importe — On s’en fout, quoi. C’est pas là que ça se passe. Et puis c’est pas cette fille, là. Enfin si c’est celle-là. Tu lui a parlé un peu, avant, et bon. Sans dire que tout de suite, je suis tombé amoureux, en tout cas j’ai entrevu qu’avec elle quelque chose était possible.

Quoi, moi ? Bah oui, moi, quoi ! Qu’est-ce que tu croyais ? Je parle pour moi, là.

Toi, t’es là, mais bon je m’en fous. Le prends pas mal, tu vois, mais toi ou le mec qu’est juste là, tu vois, pour moi c’est pareil. C’est à moi que je parle.

Eh Ouais !

Mais qu’est-ce que tu croyais en venant à cette heure là, dans un endroit pareil ?

Que tu allais trouver des gens qu’allaient te parler ? À toi ? Vraiment à toi ?

Tssssss......

Tu vois c’est juste ce qu’il y avait de différent avec elle.

Je veux dire, c’est à moi qu’elle parlait, c’est vers elle que mes paroles allaient.

Tu vois, c’est rien, mais ça change tout, putain.

Pour une fois tu as quelqu'un en face de toi.

Pas une boule de névrose plus ou moins à ton goût, avec qui finalement, très vite, cela va se résumer à savoir qui va l’emporter sur qui et tout ce genre de trucs, non.

Juste quelqu'un.

Quelqu'un d’autre en face de toi. Le pied, putain ! LE PIED !

Et voilà que bon.

C’est pas que c’est pas possible ou que, bon, elle est pas bien avec toi. Non.

C’est juste que, voilà quoi, c’est pas possible, là.

C’est pas qu’elle triche ou quoi, non — C’est pas ça. Parce que ça pourrait être ça, ouais — on en a connu des comme ça, ouais — des qui te disent non, mais qui n’attendent que ça.

Ouais, Ça existe des comme ça. L’inverse aussi d’ailleurs....

Et c’est peut-être pire d’ailleurs, des filles qui te disent oui, et qui savent même pas pourquoi.

Peut-être par habitude ? Ou bien…

Enfin, là c’est pas ça, non.

Là, c’est juste que c’est possible et pas possible.

Qu’elle veut avec toi et qu’elle veut avec un autre.

Et que ce qu’elle veut avec cet autre que moi est, , un peu plus présent que ce qu’elle veut avec moi.

Enfin bon, voilà, ça va pas. C’est la merde quoi.

Alors voilà : Il y a cette soirée. Tu es là. Elle aussi, mais tu sais que tu l’auras pas.

Et, il n’y a pas si longtemps que ça, tu vois, j’aurais fait comme toi. Je serais rentré chez moi.

Ou bien je serais resté là.

Et, dans la posture indigente de l’amoureux indigne et incompris, j’aurais contemplé d’un œil compréhensif et douloureux l’objet de ma quête fuir au bras de cet autre que moi.

Mais voilà. Je suis pas toi, moi. En tout cas pas ce soir-là. Tu comprends ?

Pas ce soir-là. Non. Non. Non !

Tu vois, y’avait cette fille, j’veux dire une autre fille.

Et elle, elle n’attendait rien de moi.

Et moi, je la trouvais jolie, c’est vrai.

Et c’est vrai qu’elle était jolie.

Ça oui, c’est vrai…

Et bon une chose en amenant une autre — tu sais ce que c’est — je lui ai fait du charme, quoi. C’est peut-être con, je sais, mais c’est comme ça.

Et comme elle était pas extrêmement farouche — tu vois — comme je voyais que ça lui plaisait plutôt que je me comporte comme ça, assez vite je me suis mis à l’embrasser.

Et tu sais, c’est dingue, putain, mais c’est tellement plus facile quand tu t’en fous un peu, c’est fou ça, mais c’est vrai, putain.

T’es tellement plus convaincant quand tu t’en fous.

Un peu, j’veux dire.

Alors bon, voilà quoi, je me suis mis à l’embrasser. Et puis avec elle c’était possible, tu vois.

Alors on s’est dit yala, yala.

Tu vois, quoi.

Je sais pas si c’était une bonne nuit, hein, mais en tout cas c’était comme ça.

J’ai écrit ce texte, il y a déjà quelques mois. C’est un fond de tiroir en quelque sorte. Tout ça pour vous dire que vous en apprendrez plus d’ici quelques heures sur cette aventure-là...

Commentaires

Tu n'fais jamais les choses à moitié hein?

Ecrit par : Martika | 05 juin 2006

dis donc....tu serais pas un peu Chaussex toi, avec tes histoires de pieds ???!!!

Ecrit par : ab6 | 05 juin 2006

Tu dis yala Yala ???
p'tin ça me fait une émotion terrible.
Tu peux pas imaginer.

Ecrit par : ab6 | 05 juin 2006

Martika> Oauip. En revanche, j'ai parfois du mal à terminer... (mais tu l'avais déjà reparquer, non?)

Ab6 1 > Comment tu m'as trop déchaussé, toi... ;-)

Ab6 2 > Faudrait que tu racontes ça. non mais sérieux!

Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 05 juin 2006

Marrant, ça marche pas aussi facilement pour moi. C'est quoi ton secret ?

(juste pour abs) : Yala yala !

Ecrit par : Byalpel | 05 juin 2006

Il y en a du ritme et de la musicalité dans tes tiroirs dis moi!

Ecrit par : Anisée | 05 juin 2006

Byalpel > Un mélange de désespoir et de désinvolture... (euh c'est pas moi qui le dis, c'est Martika)

Anisée > Et pas que dans mes tirroirs, crois moi!

(oui je sais, c'est facile, mais bon.... c'est si bon!)

Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 05 juin 2006

..long silence très très mystérieux---

ben en fait yalaYala, c'est un truc que j'adore , parce que ça me fait penser au grand yaka, avec Titus...tu connais ?
non, en réalité, c'est une expression de mon père.
nan, en fait c'était juste pour que ByBy il m'branche.

...Long silence qui a fait germer le doute en toi et qui permet à Ab6 de conserver cette part de mystere absolument dement qu'elle provoque partout ou elle passe..
bon faut que j'file, les nouilles vont cramer !

Ecrit par : ab6 | 06 juin 2006

Ab6 > Attends, je crois que tu as quelque chose sur le feu...

YALA, YALA!!! tu devrais te vépecher...

Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 06 juin 2006

Ah bah bravo, on fait déjà les fonds de tiroirs ! Tenir un blog n'a pas pour vocation d'inciter à écrire !? A ce rythme là, je ressors mes poèmes d'adolescente... "Tu m'as regardé ce matin, tes yeux étaient mutins..." Tu cèdes déjà aux pressions de tes lecteurs : une note par jour ? Ouh là là, il va falloir en écumer des bars pour avoir une nouvelle aventure journalière !

Ecrit par : VPS | 06 juin 2006

VPS > "écumer les bars" ... C'est une idée, tiens! Je n'y avais pas pensé...

Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 07 juin 2006

En parlant de séduction, c'est vrai que parler et sentir que ses paroles sont dirigées (pan dans les dents) vers quelqu'un a quelque chose de... jouissif.

Après tout, yala yala... :)

Ecrit par : Anteresi | 07 juin 2006

Anteresi > Tu découvres les joies de la guerrière ou quoi?

bon. Merde pour ce que tu vas réussir de toutes les façons...

Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 09 juin 2006

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