01 juin 2006
Tu vois de quoi je parle? Non?
Bon ça fait un petit peu trop longtemps à mon goût que je n’ai pas laissé mes petites traces odoriférantes sur vos écrans nacrés. Je n’ose imaginer si vous êtes du même avis. En fait ce n’est pas trop mon problème, mais bon, je fais semblant de m’intéresser à toi, mon cher lecteur attentif et assidu...
Non mais là je mens encore, je dissimule, parce que pour être honnête, je suis très avide de savoir ce que tu penses de moi, très avide de savoir si tu me lis et si tu apprécies ; la seule raison de ce blog, c’est toi, mon cher lecteur attentif et assidu... Et je ne saurais jamais assez te remercier de ta précieuse présence dans ces lieux, de tes douces et tendres attentions à mon égard, de tes petits mots doux ou coquins ou taquins que tu déposes ici ou là à mon attention...
Tu sais que je t’aime, mon cher lecteur, qui que tu sois — quoique, et sans vouloir ici semer la zizanie, j’ai tout de même mes préférés... Oui, mon loulou — tu permets que je t’appelle comme ça ? — quel que soit ton sexe, quelle que soit ta couleur de peau, quel que soit ton métier, quelles que soient tes pensées, tes amours ou tes haines, je t’aime et te respecte et te vénère. Tout le reste, ce n’est pas mon problème. Moi, je t’aime parce que tu me lis et cela, venant de toi — mon cher lecteur attentif et assidu — me suffit.
Je n’en veux pas savoir plus sur qui tu es, qui tu hais ou qui tu aimes.
C’est dire à quel point je m’en fous de toi, mon cher lecteur, car, au cas où tu ne l’aurais pas compris — on ne sait jamais, il se peut que tu sois aussi mentalement déficient qu’un obscur employé de la Régie Autonome des Transports Parisiens (pourquoi je dis ça ? je ne sais pas moi !) — je ne m’intéresse qu’à moi ici, et toi, tu n’existes qu’à partir du moment où tu me donnes le sentiment d’exister, et de m’apporter — ne serait-ce que l’espace d’un instant — l’illusoire gloire virtuelle d’avoir su t’intéresser à mes divagations...
Non, mais je sais, cela énerve un certain nombre d’entre vous ces préambules, mais, moi j’aime bien. Ça a comme vertu de me mettre en train !
En fait, pour tout te dire, mon cher lecteur, avant de me faire englober et quelque peu asphyxier dans les méandres et tourbillons de la matrice globosphérique, j’avais — qui a dit un semblant ? QUI ??? — une vraie vie, et par conséquent, aussi, de vrais amis. C’est étrange les amis, on ne sait jamais trop ce sur quoi ça tient l’amitié. Je veux dire si on essaye d’aller un peu au fond des choses. Non parce que sinon on ne se pose aucune question, et alors, tout de suite c’est beaucoup plus simple, hein ? Ouais, c’est sûr. Mais, mon défaut principal — au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, mon cher lecteur attentif et assidu — est de me poser des questions. Pas au point d’avoir des scrupules tu me diras. Ouais c’est sûr. Des questions, oui, mais des scrupules, rarement... Quoique parfois j’aurais peut-être dû. Je ne sais pas.
Oui, et en même temps c’était sûrement un peu pourri d’avance cette histoire...
Laquelle ? Mais ça arrive... ‘tain qu’est-ce que tu peux être impatient, toi...
Non c’est juste en fait que j’avais envie de te raconter un truc un peu marrant. Tu te souviens de ce que certaines de nos amies nous disaient ? Mais si, tu sais, je veux parler de ces amies dont on était éperdument amoureux en secret, de celles qui ne se doutaient absolument pas que l’attachement qui nous liait à elles n’était pas totalement dépourvu d’arrières pensées à caractère sexuelo-copulatoire. Si, tu vois bien de celles dont je parle, je suis sûr. Ces fameuses meilleures amies que tout garçon digne de ce nom a traîné dans ses petits papiers — ou carnet, ou agenda, ou répertoire, ou Palm, c’est selon — pendant une période pouvant aller de quelques semaines à plusieurs dizaines d’années. Tu vois mieux maintenant, hein...
Et bien maintenant souviens toi de ce qu’elles te disaient, ces filles-là. Souviens toi de la phrase, que par complaisance — et plus sûrement aussi par timidité ou par simple peur de la perdre — tu n’as jamais osé contredire ; que tu as toujours adoubée, au risque de te renier, au prix du mensonge le plus éhonté...
Mais si, je suis sûr que ça va te revenir d’un coup — avec la force et la violence d’un poing dans ta gueule. Désolé... — quand je vais te la dire, cette saloperie de merde de phrase à la con que tu n’osais pas contredire et qui t’as — tout comme moi, ou bien alors c’est vraiment que je suis dingue, moi ! — ruiné pendant de nombreuses nuits...
« Tu sais, ce que j’aime bien avec toi, c’est qu’il n’y a pas d’ambiguïté. C’est pour ça que j’aime bien passer du temps avec toi, tu vois. Tu me considères comme une amie, c’est tout... »
Tu te l’ais bien pris dans la gueule, non ? Ça va ? Pas trop de bobos ? T’es sûr ? Bon bah je continue alors.
Tu vois cette phrase, elle m’a ruiné plus d’une fois. C’est fou quand tu y penses. Plus j’avais vraiment envie d’être avec une fille, moins il m’était facile, ou possible de le lui dire, ou de lui faire comprendre. Donc je m’arrangeai pour devenir — en quelque sorte — un ersatz d’amoureux. Présent, prévenant, soutenant, et totalement asexué. Et le problème, Mec , c’est qu’une fois que tu as mis le pied dans cet engrenage-là, une fois que tu as commencé à te la jouer garçon pas du tout intéresser par toi, c’est quasiment impossible de faire machine arrière. Eh ouais ! T’as beau essayer ensuite de faire valoir aux yeux de la jeune fille que — toi aussi — tu pourrais être l’être aimé de sa charmante personne, en pratique t’as quasiment aucune chance, que cette idée lui plaise au point qu’elle fasse de toi son polochon projectif préféré...
Mais qu’est-ce que c’est con ce truc-là ! Il n’y a pas d’ambiguïté... Non mais putain, tu étais aveugle ou quoi ? Tu n’as vraiment rien remarqué ? Mais tu crois que c’était pour Quoi que je passais tout mon temps libre avec toi ? Que je passais des heures à t’écouter me raconter — au choix — tes déboires ou succès sentimentaux, tes minuscules péripéties familiales à base de brouilleries puis réconciliations puis re-brouilleries puis re-réconciliations avec ta mère ton frère ta sœur ton père ta grand-mère ton chat ? Pourquoi, j’étais toujours libre quand Tu voulais bien me voir ?
Pourquoi j’étais comme par hasard à la terrasse du café d’en bas de chez toi, à l’heure où tu rentrais ? Non mais sérieusement, dis-moi que tu avais compris, parce que sinon, c’est à désespérer cette histoire... Tu ne te doutais vraiment de rien ? Non ? Même pas lorsque pendant deux ans de suite j’étais toujours le premier à te souhaiter ton anniversaire, ta fête, Noël, la bonne année et la Saint-Valentin — euh... ah non, pas celle-là... — ? Pourquoi je passais des heures au café avec toi ? Pourquoi je relisais et corrigeais tous tes travaux et autres devoirs scolaro-universaire ? Tu ne t’es jamais demandée pourquoi, aucun — Aucun !!! tu m’entends, aucun d’entre eux... — de tes différents mecs ou amoureux ne m’a jamais réellement apprécié, hein ?
Allez va, je ne te crois pas. Je suis certain que tu savais très bien ce que je projetais sur toi, ce que je voulais obtenir de toi. Mais bon, c’était peut-être trop compliqué pour toi de te l’avouer ? C’est ça ? C’est ce genre de connerie dont je vais devoir me contenter ? bah, tant pis alors, je ferais avec... Enfin, j’ai fait avec, parce depuis, tu sais, j’ai un peu changé ma manière d’aborder les choses, et puis, les choses ne se sont pas toujours passées de la même manière qu’avec toi.
En fait c’était surtout de cela dont je devais parler au début, mais bon...
Tant pis ce sera pour la prochaine fois !
15:00 Publié dans à suivre (ou pas), Humeurs fétides | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note




Trackbacks
Hommage à l'espèce masculine ou l'art de morfler meilleure-amitiement en silence
Ce thème m'a été inspirée par une notecelle de l'Artiste Assoiffée . Je ne site pas la note par politesse parce que je plaggie son thème...Mais parce que sa note est tout simplement délicieuse. Tout le monde...
Trackback par : Les Chroniques du Boudoir. © Anisée | 01 juin 2006
Commentaires
douces et tendres attentions à Ton égard, de tes petits mots doux ou coquins ou taquins déposés ici ou là à Ton attention...
Voilà !
HAHAHAHAHAHAHAHHA (grand rire sonore, vengeur, mutin ....et maniaco-hysterique ça existe pas !!!
Ecrit par : ab6 | 01 juin 2006
.Tu sais, ce que j’aime bien avec toi, c’est qu’il n’y a pas d’ambiguïté. C’est pour ça que j’aime bien passer du temps sur ton blog, tu vois. Tu me considères comme une amie, c’est tout...
Couillonné !
Ecrit par : ab6 | 01 juin 2006
Ben sinon, j'l'aime bien cette note
Ecrit par : ab6 | 01 juin 2006
ab6 était d'humeur blogguesque ce soir... moi non. Je raconte ma life mais je noie mon chagrin dans Nietzsche, puisque je quitte l'homme de ma philosophie. Hélas...
Quant aux réconciliations avec le chat de Madame Michu, elles vont bien, merci pour elles.
Ecrit par : Anteresi | 01 juin 2006
Tain, avec Anisée, vous vous êtes donnés le mot pour gacher en une soirée mes 2 précédentes semaines à écrire une note dont je ne sais pas si je vais la publier maintenant.
Ecrit par : kowalsky | 01 juin 2006
ab6 1 > Merci c'est trop donneur.... Hahahahahaha ( rire de l'artiste hébété de fatigue, en phase dépréssivo -décompensatoire...)
ab6 2 > Ouais, mais avec toi c'est pas pareil, tu vois, parce qu'avec toi j'ai vraiment confiance, je sais que tu m'aimes vraiment, d'un amour beaucoup plus fort que l'amour physique ( back-couillonade in to your face, my sweat un-sexual comited friend...)
ab6 3 > Bah, moi aussi, finalement.... (comme quoi y'a vraiment que moi qui m'intéresse — à travers toi...) ;-)
Antéresi> faut pas pleurer comme çha... Un de perdu, bah (euh...) un de perdu...
Kowalky > Bah, désolé, et en même temps, t'aurais pu la balalncer avant.... (non tout de même, c'est pas sérieux, deux semaines à te retiendre comme cela...)
Anisée> Whaou!!! 'tain comme tu m'as trop inondée d'orgueiul, toi! ;-D
Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 02 juin 2006
Tu m'déçois sur c'coup là. Elle le sait, évidemment. Elle a sûrement envie d'toi aussi : du pur sadime, j'adore ;-) Ben tu fais comme dans l'sketche de Dupontel : tu vas la voir et puis tu lui dis qu'tu l'aimes.
Ecrit par : Almeria | 02 juin 2006
Bordel de merde de putain de saloperie de phrase à la con, à laquelle je me permets (humble nouveau lecteur que je suis) d'ajouter cette autre putain de saloperie de phrase à la con qui accompagne fort souvent la première putain de saloperie de phrase à la con:
"je ne comprends vraiment pas que tu sois seul, qu'aucune fille ne s'intéresse à toi, alors que tu es un mec génial, drôle, intelligent, beau..."(beau est en option, ça dépend des fois) et puis le "enfin moi s'il n'y avait pas X, je sortirai avec toi..."
AArgggghlll....
Ecrit par : Badibuh | 02 juin 2006
Alméria > Mais cest pas un peu ce que je fait déjà, là?
Badibuh > Bienvenu à toi, adepte du grand nimporte quouaarggghllleeuuuhhh... Et puis sinon je comaptis...
Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 02 juin 2006
Ha, ça vient de là, ton pseudo "L'assoiffé" ? Tu t'es traversé le désert q:-D ?
Ecrit par : Saoul Fifre | 02 juin 2006
Une déclaration d'amour via ton blog !? C'est un bon début... mais c'est si dur que cela de lui avouer !? Même un soir de doux énivrement ? Tu ne peux pas ne pas lui dire... le plus rapidement possible !
Ecrit par : Voyageuse Provisoirement Sédentarisée | 02 juin 2006
Saoul Fifre > 'tain c'estle défilé des nouveaux aujourd'hui... (bienvenu, au fait ) et puis pour le désert, mon adolescence n'a rien à envier à Théodore Monod...
Voyageuse > Tiens, bah pour une fois c'est toi qui joue les romantiques...
Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 02 juin 2006
l'A.A > C'est juste que je n'ai pas ta facilité d'écriture. Alors ca me prends un peu plus de temps pour trouver ma prose.
Ecrit par : kowalsky | 02 juin 2006
Kowalsky> Prends ton temps, prends tout ton temps... ;-)
Ecrit par : L'Artiste Assoiffé | 04 juin 2006
Pourquoi ne pas le lui avoir dit ? rien à perdre à part ton image de bon copain assexué... tu y tenais tellement à cette image ?
Ton texte est touchant... ça me rappelle des trucs !... ;-))
Ecrit par : Livi | 09 juin 2006
c'est bien un truc d'hetero ça ...
d'un la majorité de mes copines qui ont un autre copain ( parceque je suis le seul et unique meilleur ami de ces dames :))
et bé souvent, et si tu n'es pas homo, elles se doutent de quelquechose :)
mais faut aussi les comprendre les petites bestioles....elles sont pour la plupart ( enfin dés qu'elles sont un minimum viable pour nos yeux de merlan frit) harcelées par la gente masculine..alors une fois que t'es dans la poisition dite du " bon copain" .. bé...en effet c'est dur..
mais dans l'ideal, si t'es capable de la supporter ( et dieu seul sait que certaines sont chiantes) c'est quand meme tu represente en quelque sorte un brin d'homme ideal ...
oui la peur de la perdre t'as empeché d'agir..le retour n'etant pas possible une fois quetu ajoutes a ta relation tes sentiments.... il n'empeche que l'on ne vit qu'une fois :) et que par consequent il faut la mettre au courant .. et la il y a plusieurs moyens ( la virer comme une malpropre, lui envoyer un courrier, lui dire en face..)..
alalala que c'est compliqué tout ça :)
Ecrit par : WoaB | 12 décembre 2006
c'est la que je me dis que je devrais me relire avant de poster ..
Ecrit par : WoaB | 12 décembre 2006
Je voulais juste vous dire que je vous aimais.
Voila, c'est dit.
Bon maintenant qu'on a cela de clair, j'aimerais juste vous énoncer un point de vue féminin, c'est à dire que, vous étes bien mignions, vous, les hommes, à vous lamenter sur vos copines, mais nous c'est pire. Combien de fois cette histoire est arrivée? Dans une vie? Personnellement j'ai 15 ans et c'est la premiére, malheureusement pour moi, et contrairement a vous, j'ai dit les choses au bout de deux mois, et, on m'a gentiment, moellement, doucement répondu que ce n'était pas partagé. Evidement j'ai pensé au meurtre, au suicide et a la scientologie, mais, finalement, je me suis rabattue sur le nutella et la nicotine.
J'aime votre ecriture, vous faites un peu philosophe incompris de l'humanité, perdu et insatisfait ... Bon je crois que je vais aller me coucher j'ai un bac blanc demain.
Desolée pour le besoin intempestif de raconter, mais au moins c'est fait, que ce soit lu, où non, tant mieux, tant pis.
Ecrit par : Elisa | 22 novembre 2007
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