23 mai 2006
"Mais tu fais quoi déjà dans la vie?" — la Suite ET la Fin....
Euh... Comment dire ?
J’ai comme l’impression qu’il y a eu un petit malentendu...
Si vous n’avez pas tout suivi — Honte à vous, bandes de chiens incultes et mécréants !!! — je vais essayer de faire un petit résumé... Bon tout d’abord, le résumé ne concernera pas la note qui précède celle-ci, car pour cela vous n’avez qu’à la lire ici.
Non mais dès fois, je ne vais pas — même pour vos beaux yeux, chers lecteurs dissipés et volages — me mettre à jouer les annabacs ou les extraits du Reader’s Digest ! Y’a des limites à tout dans la vie, je vous assure !
Non, en fait il s’agirait de résumer les réactions d’une certaine jeune fille qui a eu le sentiment d’être visée par ma note précédente, d’en être, sinon le sujet principal, tout du moins, la génératrice, ou quelque chose de cet ordre-là... Cette jeune fille, par le plus grand des hasards, doublé d’un malheureux concours de circonstances, m’avait posé la question de savoir ce que je faisais dans la vie quelques heures avant que je publie ma note et, n’ayant obtenue de ma part de réponse qui la satisfasse — non, la vérité, c’est qu’elle n’eut pas de réponse du tout... — a pensé — j’imagine d’après le titre de ma note — que je m’adressais à elle par des chemins détournés... Cette jeune fille, m’a ensuite adressé un mail, auquel, bien entendu je n’ai absolument rien compris, car — je dois bien le dire ici — je n’avais aucune intention, en tout cas consciente, de m’adresser à elle par le biais de cette note ou bien de son titre :
Ne sachant pas la raison de son « ire », et ayant par ailleurs mes propres félins à flageller, je ne répondis pas au mail en question, me disant que le temps me permettrait d’avoir une explication du quiproquo et du sac de nœuds... Bien m’en a prit, car effectivement j’ai enfin eu l’explication de tout ceci, il n’y a que peu de temps. En effet, sans réponses de ma part, cette jeune fille, crut bon de poster une note sur son blog privée, pour, d’une part, expliquer la raison de sa colère, et d’autres part m’écrire une sorte de lettre ouverte... Comme elle eut la bonne idée de faire un petit résumé de la situation, c’est — enfin ! — à ce moment-là que je compris le scénario dans toute sa complexité... Très flatté d’avoir été le déclencheur, même involontaire, d’une telle polémique, je ne pouvais pas me permettre de la laisser totalement sous silence, mais par ailleurs, comme je ne suis pas très adepte des lettres ouvertes — où alors uniquement par moi — je ne répondrais pas, ici, à la jeune fille en question.
Pour enfin revenir au sujet qui me préoccupait et pour — espérons-le — l’épuiser, je reprends le cours des événements de cette nuit toulousaine, là où je l’avais arrêté, c’est-à-dire patientant sur le trottoir devant le café où j’avais passé la soirée, à deux heures du matin, en compagnie, entre de nombreux autres, de quelques collègues...
................... LA SUITE .......................
Après avoir réussi — enfin ! — à comprendre ne serait-ce que le nom du restaurant ainsi que le nom de la rue où ce dernier était situé, je décidai sans plus attendre de planter mes collègues avinés et de les laisser se dépatouiller seuls du garçon corpulent qui, selon toute apparence, n’avait aucune intention de finir la nuit sans compagnie à ses côtés, afin de retrouver l’accorte Karine qui m’av ait convoqué. Muni d’un plan de Toulouse — arraché de haute lutte quelques heures plus tôt au réceptionniste psychorigide et cyclothymique de l’hôtel — j’essayais de me repérer et, après quelques errements et tâtonnements, je trouvais enfin la rue en question. Je tiens à préciser pour mes lecteurs attentifs et assidus, certes, mais surtout n’ignorant en rien la géographie toulousaine, qu’il s’agissait de la rue juste en face de la gare de Toulouse-Matabiau. Je m’engage donc dans celle-ci, sans savoir exactement à quel niveau se situe le bistrot où j’ai rendez-vous. Vigilant, l’œil aux aguets, je remonte l’artère midi-pyrénéenne en croisant force bistrots, tavernes et kebabs encore ouvert à cette heure plus que tardive, et plus je remonte la rue,j plus je m’éloigne de la faune que j’avais croisé aux « Coulisses ». C’est sûrement un peu pareil partout, mais à Toulouse, ça saute aux yeux. Le quartier de la Gare, il est vraiment pourri. Tout en me faisant cette réflexion je me rends compte que je suis quasiment arrivé au bout de la rue et — en bon paranoïaque que je suis — commence à me demander si ladite Karine ne m’a tout simplement pas envoyé dans un des quartiers louches et interlopes de la ville rose pour me punir de je ne sais quel crime qu’elle pense que j’aurais commis en m’intéressant — même sexuellement — à sa charmante petite personne. Plein de ce sentiment dindonneau-farcesque, j’arrive enfin devant le bistrot en question et retrouve sans difficulté et à travers la baie vitrée — s’il vous plait — la demoiselle attablée en compagnie de deux de ses amis.
Le narrateur se voit obligé, ici, de préciser quel fut l’impression de notre jeune héros quant à l’établissement dans lequel il s’apprêtait à rentrer. Pour le moins, ce qu’il peut en dire, c’est que le changement d’ambiance était patent. Une immense salle au trois-quarts désert, baignée dans la douce et si sensuelle lumière de néons blancs éclatant, donnait — oh bonheur ! — une teinte blafarde — située dans le spectre des couleurs visibles entre verdâtre et jaunâtre — à toute personne ayant l’insigne honneur de se trouver présente. La population même du rade en question me promettait un dépaysement certain par rapport au bistrot de la jeunesse dorée que je venais de quitter. Exception faite de Karine et d’une ou deux prostituées — probablement au chômage technique à cette heure déjà avancée — je dois bien dire qu’il n’y avait pas l’ombre d’une présence féminine visible dans cette assemblée composées d’hommes aux âges variés, mais partageant pour la plupart les marques de l’alcool, de la dépression et d’une certaine forme de misère gravée sur leur visage.
Notre jeune héros, ayant eu la chance de ne pas se faire refouler par le videur musculeux, pénètre donc dans l’établissement et, enivré par les odeurs de tabac brun, de bière et d’eau de javel mêlées, et entouré des douces mélopées issues d’une quelconque F.M. locale, se dirige vers la table où l’attendent déjà Karine et ses amis, dans un état d’esprit oscillant entre la gêne de se trouver dans un endroit si peu propice aux rapprochements et épanchements sensuels, et le plaisir de voir la jeune fille dans un endroit si peu en adéquation avec l’image que sa fuite subite avait gravé dans son esprit. Une fois installé, je me fais allègrement questionné, aussi bien par Karine que par ses amis, sur mon identité précise, sur la nature de mes activités ainsi que sur les raisons de ma présence dans leur ville. M’étant soumis, de la manière la plus honnête possible au feu roulant de leurs questions, et après avoir commandé un Coca-Light au serveur kabyle, souriant et néanmoins épuisé, je m’empressai de retourner les interrogations à leurs auteurs, dégustant par ailleurs de gigantesques entrecôtes garnies de frites et arrosés d’un mauvais quoique peu onéreux vin rouge, probablement sulfaté. Karine était une graphiste toulousaine âgée de trente-deux ans, célibataire, et partageant son temps entre sa ville et Toulouse ; quant à ses deux camarades, le narrateur est véritablement consterné de constater que notre jeune héros est tout à fait incapable de se rappeler le moindre éléments de leur identité ou de leurs activité, à l’exclusion de leurs préférences sexuelles et sentimentales qui les avaient poussés à mener une existence commune.
Finalement nettement plus à l’aise ici qu’au bistrot précédent, l’ambiance finit de se détendre tout à fait jusqu’à devenir totalement cordiale et sympathique. Karine, un peu saoule et prise d’un sentiment maternant bien qu’exprimé de manière bourrue et rigolarde, s’inquiète de ne pas me voire manger, et malgré mes protestations amusées et argumentées commande une nouvelle entrecôte. Nous devisons ainsi très agréablement et l’issue de tout cela ne semble maintenant ne plus échapper à personne, d’autant plus que Karine ne se gêne plus, a contrario de son attitude quelque peu réservée à l’autre café, pour me prodiguer de moins en moins discrètes marques d’affections. Ces jeunes gens, prenant le prétexte de me raconter leur début de soirée, arrivent même à me faire hurler de rire, quand ils sortent et exhibent — audace tout de même un petit peu risqué à cette heure et dans cet équipage — de leurs sacs respectifs toutes sortes de sex toys, qu’ils s’étaient offert et échangés quelques heures plus tôt, au cours de leur dîner de Saint-Valentin.
Nous payons au tavernier ce que nous lui devons, ou plutôt — et pour être tout à fait honnête — je me fais inviter de force par la charmante Karine, qui, prétextant de son ascendant sur moi de quelques années et de la nature, supposée précaire et peu rémunératrice de mes activités, passa tout son temps à m’entourer d’une protection fantasmatique — dans le sens où je n’en avais absolument aucun besoin — qui passait entre autre par son obsession à tout régler. Le début de cette fin de soirée commençait à se faire sentir, les uns et les autres exposant leurs projets nocturne quant un incident extérieur mit un terme à nos conversations et — bien que nous retenant captif du café pendant quelques instants — finit de nous décider à se barrer au plus vite. Un jeune mec assez abîmé s’était installé à une table pas très éloigné de la nôtre, et essayait de commander une bière. Le patron, qui devait sans aucun doute l’avoir déjà pratiqué, refusa de servir le jeune homme, redoutant certainement qu’il n’ait absolument aucune intention ni possibilité de la régler. Le jeune homme commence à protester de manière véhémente et gueularde et — pour tout te dire à toi, mon cher lecteur attentif et assidu — se révèle être un tant soit peu pénible, bien que ne n’incarnant pas un danger réel et imminent, tant l’alcool ou tout autre substance psychotrope semble être présent chez lui et inhiber toute manifestation réelle de violence. Pour autant mon interprétation de la situation ne semblait pas être partagé par le videur de l’établissement, un beau black musculeux d’environ trente-cinq ans, qui n’arrivant pas à le persuader verbalement de vider les lieux, se mit en tête d’essayer de lui faire entendre raison à coups de poings. Comme visiblement le jeune homme n’était absolument pas en état de faire fonctionner ses quelques neurones non encore grillés par les cocktails psychotropes, il ne comprit pas à temps que son intérêt aurait résidé dans la fuite, et protestant à qui mieux mieux, en arriva au point d’énervé tant le videur, que celui-ci, perdant tout sens de la mesure et de la réalité, lui défonça consciencieusement l’arcade sourcilière jusqu’au sang, à grands renforts de coups de poings assenés de manière savante et répétée. À part nous quatre, essayant tant bien que mal d’éviter que la correction ne tourne au carnage en règle, l’incident se déroulait dans une indifférence soit gêné, soit amusé, tant il est vrai que, à l’instar de La salle du Bar Tabac de la rue des Martyrs, ici aussi les cuillères ne semblaient ne servir que rarement pour le café...
Après avoir réussi à négocier sans trop de dommage notre sortie, et essayant de gérer les velléités de vengeur masqué de Karine et de ses camarades qui, justement outrés du comportement du videur, essayaient de plus en plus bruyamment de protester auprès de lui, j’appelais la police afin de tout de même signaler l’incident. Pour ma part, bien que je ne sois pas — qui a dit « encore » ? Qui ??? — spécialiste du monde interlope de la nuit, il me semblait évident qu’il n’était pas très utile de discuter avec un videur à trois heures du matin dans le dessein d’essayer de lui faire entendre raison sur la nature un peu plus que délirante et dangereusement violente de son comportement...
Le couple de camarades nous ayant — à notre grand contentement — lâchement abandonné pour aller vaquer à vélo à leurs propres occupations, Karine et moi même commençons nous éloigner de la Taverne et, tout en se dirigeant insensiblement vers mon hôtel, nous commençons à explorer de plus en plus intimement les recoins et replis de nos anatomies buccales respectives, ainsi qu’à nous peloter tout ce qui était décemment possible de l’être à trois heures du matin dans ce quartier quelque peu nerveux de la nuit toulousaine. Karine était sensiblement plus bourrée que moi, et cela lui donnait la caractéristique de parler un tout petit peu trop fort par rapport à notre degré d’intimité. Mis à part cela, je n’avais à cette heure aucun scrupule à l’emmener dans mon antre dans le but avoué et partagé de nous livrer à quelques exercices jubilatoires à caractère explicitement copulatoire et sexuel. Il y avait tout de même chez moi, un petit sentiment d’incompréhension, sinon de malaise, face à cette jeune fille charmante, entreprenante, et doté d’une paire de fesses à se damner, qui se basait sur l’impression que j’avais qu’elle n’était pas tout à fait présente. Non que je la sentisse lointaine ou préoccupée par d’autres pensées, mais plus simplement j’avais le désagréable sentiment qu’elle était toujours un peu à coté de la conversation ou de la situation, me faisant par exemple plusieurs fois répéter les choses que je lui disais.
Arrivés dans ma chambre sans encombre, nous commençons à nous peloter de moins en moins sagement, et une chose arrivant un peu plus vite qu’une autre dans ce genre de cas, nous nous retrouvons à moitié à poil, avant même d’avoir eut le temps d’y songer. Là, visiblement moins pressé que moi, Karine me demande de boire une bière, afin de prendre le temps de discuter un peu. J’en trouve une dans le minibar, et lui sert dans un des verres disponibles à cet effet et, entre alcool et cigarette la jeune fille commence à me parler de choses et d’autres. Je ne sais plus tellement de quoi il s’agissait, à part que son monologue ponctué de questions auxquelles j’avais pour la plupart déjà répondu au cours de la soirée, avait le don de m’énerver un petit peu.
Aussi, après lui avoir laissé discourir de cette manière quelque temps, je lui enlevai sa bière des mains que je posai par terre, et commençai à me faire pressant et tendre. Ne me résistant plus, elle s’abandonnait désormais au joug de mes caresses et de mes baisers, au point qu’assez rapidement, je me retrouvais la tête entre ses jambes désormais dénudées, en train de lui pétrir les fesses, dans le but de lui ôter son string afin de me livrer à une petite exploration digitalo-linguale de son intimité. Une fois l’opération effectuée, je me retrouvais un petit peu étonné et contrarié — mais tout de même pas au point de me faire renoncer — devant l’absence totale de pilosité pubienne de son sexe.
Alors même que l’idée était pour moi tout à fait excitante, ayant déjà remarqué ce détail au cours de mes précédentes explorations en aveugle, le fait de me retrouver devant cette chatte rasée ne m’enchantait pas réellement plus que ça, tant l’aspect, à la lumière — même tamisé à la hâte par mes soins grâce à l’aide d’un vieux t-shirt balancé sur l’abat-jour de la lampe de chevet — qui régnait dans la chambre de son sexe glabre, quoique déjà ouvert, gonflé luisant et brillant d’excitation, me faisait insensiblement penser à un poulet fraîchement déplumé. Décidant de ne pas me laisser désarçonné par cette impression, je me lançai dans un cunnilingus savamment délivré. Alternant les baisers, coups de langues et masturbations directes de son clitoris, de ses lèvres et de l’entrée de son vagin, je la menais, assez rapidement — l’alcool devant aussi aider — tout du moins à l’orgasme, en tout cas à une inondation assez généralisée. D’un commun accord et sans pour autant avoir besoin de le verbaliser, nous décidons d’aller plus avant dans notre découverte intime l’un de l’autre, et après m’être enfin débarrassé des quelques habits qui me restait et m’être fait faire quelques courtes mais délicieuses dévotions, je me mis à la baiser avec la meilleure volonté du monde. L’alcool et l’excitation qui s’était emparé de moi depuis déjà un bon moment aidant, elle jouit longuement et puissamment et délicieusement, bien longtemps avant que je sois près d’y arriver.
Apparemment repue, même provisoirement, elle se fit un devoir de me délivrer et, après avoir dégagé mon sexe de la capote qui l’enfermait, elle se fit un devoir — autant que visiblement un plaisir — de me tailler une pipe, qui — je dois le dire — fut pour moi tout à fait mémorable. Avalé, sucé, pompé, délicieusement manipulé avec soin rythme et vigueur, englouti et titillé avec talent et délice, mon chibre fut sur le point de rendre l’âme à plusieurs reprises, mais, malheureusement et sûrement à cause des effets cumulés de l’alcool et d’une excitation très longtemps prolongé, je ne dus mon salut — ainsi que mon orgasme, mais est-il utile de le préciser ? — qu’à moi-même, et à la manipulation experte et musclée que je prodiguai à ma bite. Un peu dépitée de n’avoir pas su me faire jouir toute seule, Karine, me promettait monts et merveilles pour les nuits à venir. Amusé de sa colère contre elle-même, et excité par ses promesses, je la rassurais en lui expliquant les raisons contextuelles de mon retard à l’explosion, ainsi qu’en la rassurant sur la grande qualité de ses fellations. C’est ainsi que nous nous endormîmes, lovés l’un contre l’autre, un peu collant, un peu suant, un peu puant, mais soulagé et sereins, non sans avoir auparavant remis le couvert, mais cette fois, tout de même un peu plus rapidement.
Bah oui, cher lecteur attentif et assidu, j’ai quelques tendances boulimiques, dès fois. Je sais, c’est pas bien, mais qu’est-ce que tu veux ? On ne se refait pas...
Le matin nous surprit assez vertement, tant par sa rapidité à survenir, que par son incroyable capacité à vous faire prendre conscience sans ménagement de la réalité des faits. Avant de nous laisser totalement submergé par elle, mais en ayant tout de même pris le temps de nous livrer à quelques sommaires ablutions, nous nous re-livrâmes nos corps encore ensommeillés en pâture l’un à l’autre. Une fois cela fait, il fallait bien dire que le constat n’était pas forcément que reluisant, et ce, par bien des aspects. Gueules de bois, voix pâteuses, haleines douteuses, nous n’étions que les pâles reflets de ces amants flamboyants et uniques, miraculeux et éternels, qui avaient peuplé cette chambre la nuit dernière. La chambre elle-même semblait refléter notre état de décrépitude, tant le désordre qui la caractérisait, l’odeur de hyène rancie composée principalement de tabac froid, de transpiration, de foutre, et de bière — qui entre temps avait eu la mauvaise idée de se renverser sur la moquette — n’éveillait en moi qu’une sorte de dégoût résigné devant la cruelle et lucide — mais certaine — contingence de notre condition.
Ces dans ces vapeurs, que nous engagions une conversation passablement vaseuse, et que à deux reprises en moins des dix minutes que cette conversation dura, Karine me posa la question suivante :
« Mais tu fais quoi déjà dans la vie? »
Je dois bien vous avouer à vous — mes petits lecteurs adorés et chéris — que cette question éveilla en moi un sentiment assez désagréable, que j’essayais de contenir de plus en plus mal, tout en répondant à la jeune fille. Après avoir commandé le petit-déjeuner et pendant que la demoiselle prenait une douche, je sentis la colère monter en moi. Je commençai vraiment à douter des qualités de la mémoire de la jeune fille, car cette question posée de manière aussi répétitive en aussi peu de temps, à laquelle j’avais répondu à chaque fois le plus honnêtement et le plus complètement possible, me posait un réel problème...
Je repensai à tous les événements écoulés depuis notre rencontre, à sa manière de me faire répéter les choses plusieurs fois, à sa descente plus que sérieuse, à son attitude générale que je qualifierais d’ « un peu à côté », et à l’impression de malaise qui m’avait saisi déjà plusieurs fois, quoique de manière fugace, depuis notre rencontre. Dans mon récapitulatif, j’en arrivai à la soupçonner d’une possible poly-toxicomanie, et commençai à redouter très sérieusement de devoir la revoir dans cet état. En fait je commençai à me persuader que cette nana était un peu plus folle que ce que je pouvais supporter, et surtout, que sa personnalité recelait probablement des aspects que je me savais incapable de gérer sereinement.
C’est ainsi que malgré les projets que nous fîmes au cours de ce petit-déjeuner de nous revoir dès le soir même, et malgré et le très bon souvenir que je garde encore de cette nuit-là et des qualités indéniables de fellatrice de la jeune femme — ce qui n’est tout de même pas si fréquent que cela, je peux vous l’assurer — je décidai, secrètement à ce moment-là, de ne pas la revoir durant toute la durée de mon séjour toulousain.
16:30 Publié dans Confessions et autres immoralités, D'un verre à l'autre, En errance... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




Commentaires
Le genre de proposition qui m'horripile, ça, "tu fais quoi dans la vie ?" De manière arbitraire, on va juger de la qualité d'une personne rapport à son emploi.
C'est comme le "Et toi, tu es ?" "Pas du tout intéressée." rétorque-je méchamment.
Non mais.
Quant à tes écrits, je ne puis que les savourer, à défaut d'en dire quoi que ce soit qui paraitrait intellectuel. :p C'est ma fonction de paraitre !
Ecrit par : Anteresi | 23 mai 2006
J'ai tout lu , Mr Apollinaire...:)
T'exageres. En fait, elle t'a gonflé à cause du sexe épilé, de sa maniere de vouloir tout regler (addition, orgasme..), de sa voix trop forte. Tout ça.
Et tu as pété les câbles avec la question.
Voilà.
Tu ne voulais deja plus la revoir AVANT.
Mais bon tout ça est remarquable de détachement, d'humour, de desesperance tout ça tout ça...
Ecrit par : ab6 | 23 mai 2006
La honte! J'avais pas vu que t'avais une si jolie plume! (ceci n'est pas une methaphore)
Je viens seulement de lire cette fameuse suite et j'ai pris mon bien (niveau lecture). J'ai pas du tout envie de gonglé ton ego ou autre chose mais parfois faut savoir s'incliner! (juste pour s'incliner hein!)
Il y a plein d'odeur dans ce que t'ecris... Il y a un cotés "litterature medievale" dans le style... C'est entre Perceval De Chretien de Troye et L'etranger de Camus...
Les descriptifs sont pas trop long...juste ce qu'il faut de precis pour imager. L'image du poulet, on s'y attends pas, j'étais hillare devant mon PC...c'est pas si souvent. (si quand je me relis mais faut pas le dire.)
Et la chute (le matin) est grandiose. J'ai hate de lire ta prochaine note!
Ecrit par : Anisée | 23 mai 2006
Je ne pense pas du tout la même chose qu'Ab6 (pour une fois) : je crois tout simplement que tu es paranoïaque...C'est toi l'dingo;-)
En même temps, une fille amnésique, c'est hyper pratique, quand tu cherches à t'en débarrasser le lendemain.
Ecrit par : Almeria | 24 mai 2006
C'est aussi vachement pratique si tu veux recommencée le lendemain:
- Qu'es ce que je fais là?
- Ben tu allais me montrer ton poulet déplumée ma belle!
- Haaaa d'accorddd
Moi je dis Karine c'est le fantasme de tous les mecs !
Ecrit par : Anisée | 24 mai 2006
Mais c'est que tu es un romantique finalement !
Ecrit par : Voyageuse Provisoirement Sédentarisée | 26 mai 2006
Salaud.
Bon sinon ya une faute :
"en arriva au point d’énervé tant le videur"
énerveR.
Je crois que c la seule en revanche.
Ecrit par : Audrey | 03 juin 2006
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